TSCHANN

TSCHANN
Allaïa Tschann est née un 2 novembre 1976, un Jour des Morts, date éponyme si non symbolique d'un état qu'elle ne cesse de contrer par une approche axée sur une logique essentielle des lois de l'existence. En effet, la création de Tschann se signifie ici, le jour d'une naissance, à l'encontre d'une convention, là où la vie dépasse la mort. Dès l'âge de cinq ans, elle fréquente un atelier de peinture & de sculpture où elle s'essaie à dessiner les yeux fermés, avec pour meilleur allié le mouvement régulier de la spirale, un mouvement universel par nature. Une quinzaine d'années plus tard, ses études à peine achevées, elle écrit pour The French Touch Magazine, un magazine d'art contemporain on-line. Quasi-instantanément, le monde de cette critique-artiste s'emplit. En 2001, elle choisit un théâtre parisien underground pour laisser se côtoyer danseuses orientales, musiciens, acteurs & public, lors d'une pièce-happening unique, La Rosée Engluée, qu'elle écrit dans une transe, pour ainsi dire à même la scène... Dès lors, son geste artistique sort des chemins traditionnels, d'autant que la pièce fusionne dans la lancée avec le cinéma, créant un long-métrage hybride, teinté de spiritualité, La Rosée. Se méfiant d'une diffusion prématurée, elle laisse au temps de mûrir sa réalisation afin de créer un montage offrant à chaque seconde de se composer tel un tableau sonore. C'est à partir de ce point précis, laissant au temps de finaliser l'oeuvre jusqu'à sa diffusion finale, qu'elle opère une transformation, passant d'un geste fulgurant à la lisière de l'art Gutaï, tel le pastel sur papier kraft 1ère Résurrection, à un geste régénérateur à la lisière de la Transavantgarde, telle l'huile sur toile D'Hélice (Turlututu). En 2010, intégrant alors un processus de grande pacification, elle ouvre un site-atelier de calligrammes où son verbe ne cesse de célébrer, au travers de sa sémantique, l'immanence paradisiaque. Elle élabore consécutivement un mouvement artistique, nommé World Art, en pure référence à la World Music, autour d'une proposition structurelle de la Jérusalem céleste. Un anglicisme qu'elle emprunte pour définir l'Art par une réunion de tous les arts... Son oeuvre dépeint un temps charnière, sans jamais baisser la garde, où la fin d'un cycle, perçu en déconstruction ou même apocalyptique, se travaille dans sa réalité mystique afin d'accéder à la réalisation d'un humain, pris dans son ensemble, comprenant son désir de vie éternelle. Tschann, qui porte dans son appellation la fin de son nom & le début de son prénom, sait que les bagages ancestraux s'alourdissent s'ils ne grandissent pas... D'ailleurs, psychanalyse & 'Pataphysique instruisent sa 'Chaire Paradisiaque d'où elle finit par dégager un je(u) divin. Son but étant de mettre naturellement K.-O. le chaos par la libération d'une conscience apte à embrasser toutes les sciences, dont celles religieuses... Alors, en alchimiste des temps modernes, transformant le Muséum National d'Histoire Naturelle en résidence d'artiste, elle se consacre à l'écriture d'un ouvrage sur l'objet de conservation par excellence qu'est le Saint Graal. Ainsi, elle s'inscrit autant dans la continuité du père des sciences modernes & non moins philosophe Francis Bacon, chercheur d'une immortalité, que dans celle de son célèbre descendant homonymique, peintre d'une déconstruction. Définitivement en faveur d'un monde rendu spirituel, son oeuvre intègre une conception à la fois mystique & rationnelle (approche métaphorique). S'inscrivant au coeur d'une danse universelle, Tschann redistribue ce qu'elle perçoit d'une Puissance, sommant l'immanence comme l'unique juge d'une beauté virginale. Car, son parcours achemine des lois picturales hors normes, inscrites au coeur même de l'Art sacré & propulsées par un esprit avant-gardiste.

Un art qui mène d'une déconstruction du chaos à l'Absolu divin, le PARADIS.